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 LIVRE II Le pays bleu

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Chevalier Albayu
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Date d'inscription : 19/05/2015

MessageSujet: LIVRE II Le pays bleu   Dim 7 Juin - 21:12

Les coursiers chevauchaient de villages en villages, de seigneuries en seigneuries. Les seigneurs sangliers recevaient une lettre de cachet indiquant que le moment était venu.
Ce moment était celui du départ.

La 14e maison était à la recherche d'une terre qu'elle contrôlerait de la base au sommet.
Il y avait au nord une terre riche à cultiver sur laquelle nul ne s'était établi. On l'appelait la Normandie. Ce territoire s'étendait le long de la mer du nord et assurait donc une proximité heureuse à la pêche et au commerce maritime. On racontait que ces terres étaient autrefois le foyer de géant, de gobelins et de nains. Ces histoires de tavernes témoignaient de la méconnaissance des peuples civilisés quant à ce bout de terre reculé.

La maison bleue décidait de braver l'inconnue et de mener une expédition forte de plusieurs milliers d'hommes.
Les deux cent seigneurs sangliers recevaient l'ordre de marche.
Tous allaient se rassembler et partir ensemble à la rencontre de leur terre promise !

La colonne d'hommes, de moyens de transport, de ressources, d’animaux était si longue que la poussière produite par les pas des colonisateurs restèrent plusieurs jours dans l'air aux dires des habitants des domaines du royaume rouge qui se trouvaient sur la route de Normandie.
Après plusieurs semaines de voyages, la colonne devait créer elle-même un réseau routier pour progresser au cœur du nouveau monde qui émerveillait les yeux des hommes chaque jour. La nature y était abondante, l'air et l'odeur y étaient agréables.
Les futurs propriétaires étaient volontaires et travaillaient sans relâche sur les fondations de leur nouveau royaume.

Les seigneurs qui chevauchaient de robustes montures, étaient en avant de la colonne et laissait le soin à leurs soldats de fermer la marche.
Au centre, les paysans travailleurs, femmes et enfants se suivaient sur des lieux les jours de marche. À la nuit tombée, sur les hauteurs, les seigneurs contemplaient les feux de camp par milliers qui donnaient l'impression de voir le ciel étoilé en bas.
La population était enthousiaste mais fatiguée, les journées de marche et de travail étaient éprouvantes. Les seigneurs savaient qu'il fallait s'établir prochainement. On attendait le retour des éclaireurs qui chevauchaient jours et nuits pour établir les dimensions approximatives du territoire.

Un matin, alors que la rosée faisait encore son office, un cavalier s’annonça en tête de colonne à la tente des opérations.
Les seigneurs généraux et le maréchal y siégeaient pour préparer les plans d'action de chaque journée. Quelques minutes plus tard, un général sorti de la tente avec une carte grossièrement dessinée. Il murmura quelques mots à un des deux gardes de la tente des officiers.

La colonne qui était encore endormie se réveilla en sursaut à coup de trompette, de cris autoritaires, d'annonces euphoriques, des pleurs des nourrissons, des hennissements des chevaux et de leurs réponses par les autres animaux de basse-cour.
Tel un domino, il fallut quelques minutes pour réveiller une dizaine de lieux de gens.

La colonne se tenait juste à mis chemin entre les extrémités côtières du nouveau monde et les routes pavées de l'ancien.

Il ne restait plus qu'a diviser les centaines de lieux connues alentours entre les différents seigneurs.
Lorsque chose fut faite, le grand serpent changeait d'apparence et se transformait en arbre. Et à mesure que le tronc s'amincissait, plusieurs branches se dessinaient et à leur tête des seigneurs bourgeonnaient suivit de leurs sujets.

Une fois arrêtés aux endroits prévus, les seigneurs donnaient leurs ordres et les hommes de chaque seigneurie se munissaient de haches et de pioches en quêtes de matières premières. Les femmes rassemblaient leurs petits et s'occupaient des bêtes.
Hommes libres et soldats assermentés partageaient le même labeur et de même pour les femmes.

De gigantesques campements aux allures de villes naissaient partout.
La toile pullulait, mais elle allait bientôt laisser place à des bâtisses de bois de plus en plus importantes. Des palissades délimitaient les nouveaux domaines et les donjons des nobles étaient en érection.

Le maréchal et les généraux chevauchaient aussi vite que la foudre entre chaque nouvelle ville sur des routes plus ou moins abouties dans le but de constater de l’agencement global de la colonisation.

La 14e maison progressait à une vitesse frénétique et un grand nombre régulier de villes, de hameaux, et de châteaux étaient érigées chaque mois.

Le pays bleu renaissait au sein d'une terre qui lui appartenait aux yeux des 19 autres maisons du royaume de France.

La Normandie avait une couleur, un peuple et un roi !

Mais ce pays allait connaître sa première invasion, la venue des diplomates de tout horizons...
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